Ces gays qui aiment se faire dominer par des mecs hétéros

Aux pieds d’un maître hétéro, on devient accro ! Vu qu’il est justement hétéro, peu de chances que le sexuel entre en ligne de compte. C’est là tout le sel et le caractère subversif de la chose. Si beaucoup jouent aux esclaves sexuels avec des dominateurs gays, le fait de passer entre les mains d’un hétéro cantonne le rapport de force à une substance extrêmement cérébrale. Ou le plaisir masochiste d’être un « sous-homme », un « pigeon », une « sous-merde ». Le maître peut se lâcher sur le dirty talk : moins il aura de scrupules, plus cela excitera son soumis qui ne demandera qu’à s’agenouiller devant lui, se faire « formater » et répondre à ses ordres comme un robot téléguidé. Une fois encore, il y a là-dedans le vertige de l’abandon de soi, le plaisir de mettre sa vie entre parenthèse, d’accéder à une autre dimension.

Exploitation

Quel intérêt pour des mecs hétéros de se livrer à ces drôles de jeux ? Un œil extérieur aurait vite fait de juger la chose et d’y voir des tordus homophobes abusant de la vulnérabilité et de la solitude de certains homos désaxés. Il y a peut-être une part de vérité là-dedans mais s’en tenir à cela serait une erreur. Il s’agit avant tout d’un jeu pervers entre deux personnes consentantes.
Le « vrai bon maître hétéro » est un homme joueur, vicieux, qui a une forme de respect pour ses « victimes ». Il maîtrise un vocabulaire précis, sait faire bander avec les mots, jouent sur les codes du fantasme de l’appartenance. Bien sûr, ce qui est motivant pour le maître hétéro est majoritairement l’argent. Les « cash masters » dressent et exploitent des gays désignés comme des « money slaves ». Soit des gays qui sont excités par le fait de « travailler pour gâter leur Dieu », lui envoyant de l’argent régulièrement ou piochant dans une liste de cadeaux Amazon élaborée. Une fois le présent reçu, qu’ils ne s’attendant pas à des remerciements. Le master n’est pas là pour être tendre, il trouvera cela normal que son esclave si inférieur lui fasse une offrande, balancera au mieux un « Good boy » (« C’est bien ») et agrémentera le tout d’un commentaire dégradant (« C’est bien, t’es vraiment ma grosse sous-merde », par exemple).
Forcément, le système engendre des dérives et de nombreux escrocs, pensant trouver là le bon filon, se prétendent être des Cash Masters. Mais ils ne dupent pas longtemps leur monde. S’il a envie d’être exploité, le money slave attend que s’établisse un lien, une relation où paradoxalement s’établit une confiance. Si un master lui prend 200 euros et ne donne plus de nouvelles, il ne donnera plus de signe de vie. Les meilleures relations s’établissent sur la durée et le « cash fag » préfèrera un maître moins gourmand mais qui donnera de son temps pour le prendre en main, lui faire sentir son pouvoir sur lui et usera de psychologie pour combler son besoin de soumission, d’obéissance.

Comment l’industrie du sexe s’approprie-t-elle ce fantasme ?

A fantasme underground, système underground : la plupart des cash masters sont des mecs lambdas qui recrutent leurs esclaves sur des sites de rencontres, des applis, des petites annonces ou via des comptes Tumblr. Rares sont les relations maitre hétéro –esclave gay à se matérialiser dans la réalité. Le trip reste hautement virtuel. De quoi permettre aux esclaves de vivre leur vie « normalement » et d’assouvir leur soif de soumission dans l’anonymat, la discrétion, le temps de sessions Skype endiablées. Certains modèles de cams jouent sur ce délire pour gagner un max de jetons et de cadeaux.

Côté pornstar, la référence du genre est sans l’ombre d’un doute le machiavélique et ultra hot Sergio Mutty (près de 65 000 followers sur Twitter). Ultra dominant et hard, ce garçon bisexuel a un compte Cam4 on ne peut plus éloquent : il veut que ses esclaves le traitent comme un roi et effectue ponctuellement des sessions Skype avec ses « bitch » les plus généreuses. Ceux qui raquent le plus peuvent figurer sur son tableau d’honneur ou s’exciter en le regardant tendre ses pieds de mâle dominant. Révélé par le label x gay espagnol Hardkinks, Sergio Mutty a forgé sa réputation de bourrin intransigeant à travers des vidéos qui exploitaient le filon du sadisme de l’alpha mâle violent et vaguement crade, mêlant automatiquement la sexualité aux insultes, claques et crachats.
Ses publications sur Twitter consolident de jour en jour son rôle de brute narcissique, fière de sa bite, clamant à tout va que tous les mecs sont des lopes nées pour le servir. Pervers et généreux, Sergio poste régulièrement des photos et vidéos où il s’astique en faisant des grimaces de macho ou malmène des partenaires soumis et consentants. Sa belle gueule lisse contraste avec son attitude violente et son regard cruel. Il en fait des tonnes dans le genre bad boy et c’est ce qui plait tant.
En France, c’est Domiaddict qui s’est imposé dans cette ultra niche. Au fil des ans, son site n’a eu de cesse de se radicaliser. Textes crus et humiliants à souhait, situations qui transpirent la transgression et la dépravation : c’est filmé de façon archi brute, ça se complait dans une esthétique glauque, l’antithèse du porno mainstream. En achetant les vidéos, les clients peuvent choisir un tarif normal ou un « tarif pigeon ». Figure la plus énigmatique du x gay français, Domiaddict est un mec hétéro et propriétaire d’un sexclub dans le Sud de la France. Une personnalité insondable qui fascine et qui a ouvert la marche dans le porno gay hexagonal au porn participatif (n’importe qui peut postuler pour tourner avec lui, en revêtant une cagoule). A travers un groupe facebook, le master sadique et autoritaire entretient le mythe naissant qui se forge autour de lui en humiliant ses fans et « sous-hommes » qui ne demandent que ça. Un jeu habile entre fiction et réalité, vertigineux aussi dans sa façon de brouiller les cartes.
La question que l’on peut logiquement se poser face à ces pratiques hors normes est « Où est la limite ? ». Le trip est si transgressif et souterrain qu’il est ardu de jauger où le jeu s’arrête. Nous n’avons pas réussi à entrer directement en contact avec des money slaves. Nous avions une piste mais la personne a préféré annuler son témoignage, préférant garder ça pour elle et assurer sa discrétion. Un délire inavouable, tabou, qui excite, inquiète et grandit…
(Source : lavoixdux.com)

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39 ans 1m30 290KG Gros, moche, des verrues et un balai dans le cul lol. Je ne cherche rien non plus. Pas de SNAP. Juste Twitter et le site ! Maintenant que les présentations sont faites ;)   J'ai commencé à m'intéresser au porno GAY depuis mon premier film vu à l'époque sur canal+ "Gamins de Paris de Cadinot". Avec l'apparition d'internet le porno GAY est devenu une passion qui s'est développée aussi vite que la technologie de la fibre ;). Par la suite, je me suis intéressé par tout ce qui touche le Cinéma, les courts-métrages, les séries, l'actualité GAY. À plusieurs reprises, je me suis lancé sur le web pour partager toute cette passion. À l'époque, je n'avais pas pris assez de recul. Pour être blasé par les insultes, les critiques méchantes, etc. Maintenant, je reviens plus fort avec ce site et j'en suis ravi :)

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